Lucid Reverie
- Julia Vilar

- Jun 28, 2025
- 2 min read
Updated: Jun 29, 2025
What is Life if not a velvet melody that sings its timeless magic to the whispers of wind, withering slowly like a lonely petal within the hourglass of existence? What is Art if not a lively, persistent harmony that fills the empty silences between the notes of that melody, refusing to relinquish the immortal dream? What does remain for us if not the Hope that it will not be too sudden the modulation between one Key and the next? What does remain for us, therefore, if not Art itself?
Nothing is as real as the secret truth that abides in the shadows of the present. For in the fleeting moment in which Art flourishes in the depths of me, manifested is my soul in eternal dawn. In the ephemeral instant in which the sound of my voice blossoms and fades, found is my heart within the embrace of an infinite aura. When the ink on my quill flows like a river into the ocean, I awaken and am liberated from the chains of time, who forgets to tell of the illusion that confines the sleeping to the cells of their own incredulity. Here, in this sanctuary of poetry and contemplation, the lyre of destiny plays the Song that lets me soar through the lucent, perpetual Opus we so unmindfully call existence.
Thus, I – being, artist, born passionate dreamer – summon, in the lucid reverie of Art, the old promise of life, which from the stage descends the curtain and unveils to me its verity: Eternity!
Julia Vilar

RÊVERIE LUCIDE
Qu’est-ce que la Vie, sinon une mélodie de velours chantant sa magie intemporelle aux murmures du vent, se fanant lentement tel un pétale solitaire dans le sablier de l’existence? Qu’est-ce que l’Art, sinon une harmonie vive et tenace emplissant les silences vides entre les notes de cette mélodie, refusant d’abandonner le rêve immortel? Que nous reste-t-il, sinon l’Espoir que la modulation entre deux tonalités ne soit pas trop soudaine? Que nous reste-t-il, dès lors, sinon l’Art lui-même?
Rien n’est aussi réel que la vérité secrète qui demeure dans l’ombre du présent. Car dans l’instant fugace où l’Art éclot au plus profond de moi, mon âme se manifeste en une aurore éternelle. Dans l’éphémère battement où le son de ma voix s’épanouit puis s’efface, mon cœur se trouve enlacé par une aura infinie. Lorsque l’encre de ma plume coule comme un fleuve vers l’océan, je m’éveille, libérée des chaînes du temps, qui oublie de dire que l’illusion enferme les dormants dans les cellules de leur propre incrédulité. Ici, dans ce sanctuaire de poésie et de contemplation, la lyre du destin joue la Chanson qui me fait traverser l’Opus lumineux et perpétuel que nous appelons si distraitement existence.
Ainsi moi – être, artiste, rêveuse née et passionnée – j’invoque, dans la rêverie lucide de l’Art, l’ancienne promesse de la vie, laquelle, du théâtre, fait descendre le rideau et me dévoile sa vérité: l’Éternité!
Julia Vilar



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